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Modèle de document de game design

Neuf documents liés qui couvrent un jeu de son pitch à son journal des décisions, chacun avec ce qu’il faut y écrire et un court exemple. Téléchargez-les en fichiers Markdown : ils s’ouvrent dans n’importe quel éditeur, affichent leurs diagrammes sur GitHub et dans Obsidian, et s’importent dans Nodary sous forme de carte.

9 fichiers Markdown dans un .zip, 15 ko

Gratuit, sans compte, sans e-mail. Utilisez-le, modifiez-le, partagez-le.

Lisez chaque page avant de télécharger

La vue d’ensemble tient sur un écran et renvoie à huit parties, une par métier : chaque partie a un responsable, et un changement reste petit. Les lignes en italique disent quoi écrire ; les exemples viennent de Saltmarrow, le jeu d’exemple que ce site montre partout.

Documents

Fichier Modèle de document de game design/Document de game design.md

Document de game design

Mode d’emploi : les lignes en italique sont des consignes. Remplacez-les par vos propres mots, puis supprimez-les. Les valeurs entre crochets sont à remplir. Gardez cette page sur un écran environ : c’est celle que tout le monde lit en premier, et chaque autre partie du design est à un lien d’ici.

En bref

ChampVotre jeu
Titre de travail[Titre]
Accroche[Une phrase qu’un inconnu pourrait répéter]
Genre[Genre et sous-genre]
Joueurs[Solo, coop de 2 à 4, compétitif]
Plateformes[PC, consoles, mobile]
Durée d’une session[Une session type, en minutes]
Moteur[Moteur et version]
Équipe[Taille aujourd’hui et au plus fort]
Modèle économique[Prix, free-to-play, abonnement]
Prochain jalon[Nom et date]

Pitch

Deux ou trois phrases : qui est le joueur, ce qu’il fait, et ce qui rend le jeu différent. Écrivez-le pour qu’il tienne encore sur une page de boutique.

Exemple (Saltmarrow, un jeu d’exemple) : Ratissez le sel, plongez pour des souvenirs, rentrez avant la marée. Un jeu coopératif d’exploration et d’artisanat jusqu’à quatre joueurs, sur des marais salants où une cité-archive engloutie refait surface deux fois par jour.

[Votre pitch]

Piliers de design

Trois à cinq règles que chaque fonctionnalité doit servir. Un pilier qui pourrait décrire n’importe quel jeu, comme « des combats fun », n’en est pas un. Une fonctionnalité qui ne sert aucun pilier est coupée ; une qui en casse un est repensée.

  1. [Premier pilier] : [ce qu’il veut dire, en une phrase]
  2. [Deuxième pilier] : [ce qu’il veut dire, en une phrase]
  3. [Troisième pilier] : [ce qu’il veut dire, en une phrase]

Exemple (Saltmarrow, un jeu d’exemple) : La marée est l’horloge. Le temps est la seule ressource qui ne grandit jamais : chaque système lit la marée, et rien ne la met en pause.

Public

À qui s’adresse le jeu, à quoi ces joueurs jouent aujourd’hui et quand ils décrochent. Citez de vrais jeux et de vraies habitudes, pas seulement une tranche d’âge.

  • Joueurs principaux : [qui ils sont et comment ils jouent]
  • Ce à quoi ils jouent aujourd’hui : [trois ou quatre jeux]
  • Ils décrochent quand : [...]
  • Joueurs secondaires : [...]

Jeux comparables

Trois ou quatre jeux que votre équipe et vos joueurs connaissent déjà. Dites ce que vous prenez à chacun et, tout aussi utile, ce que vous laissez.

JeuCe qu’on prendCe qu’on laisse
[Jeu][...][...]
[Jeu][...][...]
[Jeu][...][...]

Périmètre

Ce que contient la première version, et ce qu’elle ne contient explicitement pas. C’est la deuxième liste qui empêche le périmètre de grossir en silence.

  • Dans la première version : [...]
  • Pas dans la première version : [...]
  • À décider plus tard : [...]

Le reste du design

Chaque partie est un document à part. Renvoyez-y plutôt que de la recopier : chaque fait vit à un seul endroit et change à un seul endroit.

Ce modèle est libre d’utilisation, de modification et de partage. Il vient de Nodary, où ces fichiers s’importent en une carte de documents liés.

Télécharger le modèle9 fichiers Markdown dans un .zip, 15 ko

Comment s’en servir

  1. Écrivez la vue d’ensemble d’une traite

    Remplissez d’abord le tableau, le pitch et les piliers, en une heure environ, avec ceux qui vont faire le jeu. Toutes les autres pages se jugent à cette aune.

  2. Remplissez les parties au fil des décisions

    Laissez une section vide plutôt que de l’inventer. Une section vide est une question ouverte assumée ; une section inventée finit par être construite.

  3. Consignez chaque décision

    Quand une décision change le design, ajoutez une ligne au journal des décisions du plan de production et mettez à jour la page concernée. Le journal dit pourquoi ; la page dit ce qui est vrai aujourd’hui.

  4. Donnez un responsable à chaque page

    Chaque partie nomme son responsable et la date de sa dernière relecture. Une page sans responsable est la première à se périmer.

Importez-le dans Nodary en carte

Nodary est un espace de travail pour les équipes de jeu, où les documents sont reliés comme des étoiles sur une carte. Importez le .zip : la vue d’ensemble arrive avec ses huit parties rangées sous elle, les liens entre les pages conservés et les diagrammes dessinés. Votre équipe commente ensuite des passages, demande des relectures et voit ce qui a changé depuis sa dernière visite, et les agents IA connectés par MCP lisent le design avant d’y écrire.

  1. Ouvrez la carte d’un projet et choisissez Importer.
  2. Choisissez l’onglet Dossier ou ZIP, puis Choisir un ZIP.
  3. Sélectionnez le fichier téléchargé, vérifiez l’arborescence et importez.

L’offre gratuite compte dix documents par espace de travail, page du projet comprise : les neuf du modèle tiennent dans un nouvel espace et le remplissent. Les offres payantes ont de la place pour davantage.

Comment Nodary gère les documents de game design
La boîte d’import de Nodary avec le .zip du modèle choisi : les neuf documents en arborescence, la vue d’ensemble avec ses huit parties sous elle, et une ligne qui indique que l’import crée 9 documents, sur les 9 que l’offre permet encore.

Écrire un GDD que l’équipe lit vraiment

Un document de game design échoue de deux façons : personne ne le lit, ou tout le monde en lit une version périmée. Ces habitudes évitent les deux.

Une page par partie

Un fichier de soixante pages se lit une fois, au début. De courtes pages liées se lisent quand elles comptent, et un changement touche une page au lieu de cinq.

Écrivez des décisions, pas des souhaits

« Le combat doit être agréable » ne décide rien. « Un coup porte moins de 100 millisecondes après l’appui sur le bouton » se construit et se teste.

Dites ce qui reste ouvert

Marquez les questions sans réponse comme ouvertes, avec qui y répond et pour quand. Une supposition écrite comme un fait, c’est ainsi que deux métiers finissent par construire deux jeux différents.

Liez, ne recopiez jamais

Quand la page de l’économie a besoin des horaires de marée, elle y renvoie. Un fait écrit à deux endroits finit vite par dire deux choses différentes.

Gardez le pourquoi

Le journal des décisions garde la raison des choses, pour qu’un nouveau venu ne défasse pas un choix que l’équipe a déjà payé.

Coupez ce que personne ne lit

Si une section n’a pas été ouverte depuis qu’elle a été écrite, fusionnez-la ou supprimez-la. Un document court et juste vaut mieux qu’un long qui l’a été.

Questions sur le document de game design

Qu’est-ce qu’un document de game design ?

Un document de game design, ou GDD, décrit le jeu qu’une équipe fabrique : son pitch, ses piliers, ses mécaniques, ses systèmes, son monde, ses niveaux, son image et son son, et le plan pour le faire. Game designers, artistes, programmeurs, producteurs et, de plus en plus, agents IA le lisent : il doit rester à jour pendant que le jeu change.

Que doit contenir un document de game design ?

Au minimum une vue d’ensemble d’une page avec le pitch, les piliers, le public et le périmètre ; le gameplay et la boucle principale ; les systèmes et leurs chiffres ; le monde et l’histoire ; les niveaux et le contenu ; la direction artistique et sonore ; l’interface et l’accessibilité ; les contraintes techniques ; et un plan de production avec un journal des décisions. Ce modèle a un document pour chacun.

Quelle longueur doit faire un GDD ?

Aussi court que possible tant qu’il répond aux questions de l’équipe. La vue d’ensemble doit tenir sur un écran. Chaque partie grandit avec les décisions prises, pas avec les envies : une page de règles arrêtées vaut mieux que dix pages de possibilités.

Les équipes indépendantes et agiles ont-elles encore besoin d’un GDD ?

Elles ont besoin que les décisions soient écrites, pas d’une bible rédigée d’avance. Les équipes qui itèrent vite se servent du GDD comme de la trace de ce qu’est le jeu aujourd’hui : des pages courtes, mises à jour quand un playtest change quelque chose, avec les raisons gardées dans le journal des décisions.

Dans quel format est le modèle ?

En Markdown : des fichiers texte que tout éditeur ouvre. Les liens entre documents sont des liens relatifs, les tableaux des tableaux Markdown, et les diagrammes du Mermaid, que GitHub, Obsidian et Nodary dessinent. Rien ne dépend d’un outil en particulier.

Puis-je l’utiliser dans Obsidian, sur GitHub ou dans un autre éditeur ?

Oui. Obsidian ouvre le dossier décompressé comme un coffre, avec tous ses liens, et GitHub affiche les fichiers avec leurs liens et leurs diagrammes. Les outils qui importent le Markdown fichier par fichier gardent le texte et les tableaux ; vérifiez comment ils traitent les liens entre fichiers.

Comment importer le modèle dans Nodary ?

Ouvrez la carte d’un projet, choisissez Importer, puis l’onglet Dossier ou ZIP, et choisissez le .zip téléchargé. Nodary montre d’abord l’arborescence, puis crée les neuf documents avec la vue d’ensemble pour parent, garde les liens entre eux et dessine les diagrammes. N’importe quel dossier ou .zip de 200 fichiers Markdown au plus s’importe de la même façon.

Puis-je utiliser le modèle pour un jeu commercial ?

Oui. Utilisez-le, modifiez-le et partagez-le pour n’importe quel jeu, commercial ou non, avec ou sans compte Nodary. Une mention fait plaisir, elle n’est jamais obligatoire.

Gardez le design là où l’équipe travaille.

Importez le modèle dans Nodary et le GDD devient une carte que votre équipe et vos agents IA tiennent à jour. Gratuit avec deux membres, un projet et dix documents, sans carte bancaire.